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Premier secret : Entre soie et soi

Tout le paradoxe de la femme, forte et fragile, le coeur en lambeaux quelques fois, mais les mains à la tâche.

La tête pleine d’espoir et les pieds endoloris, un sourire à faire pâmer les anges et des yeux qui appellent au secours.

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Au secours !

Je pensais écrire mon premier article sur l’image de la femme que nous renvoie la téléréalité, en un mot médiocre. Essentiellement construite de clichés qui additionnés les uns aux autres sont vraiment préjudiciables, pour nous certes, mais nous avons à notre service « la distance de l’âge adulte » que nos filles n’ont pas. Avec quelles images vont-elles construire leur identité? Pas celles-là !!!

Alors je me suis dit, plutôt que de médiocrité, parlons de courage, d’éveil, de lutte et de respect.

Nos grands-mères ont révolutionné les représentations de la femme. Deux guerres, mesdames, à assurer le fonctionnement de la « vie de famille », des champs, des boutiques, des usines,…de la société. Le tout en restant coquettes, des tentures en guise de jolies robes, jus de betterave en fard à joues, bas de soie en trompe-l’oeil, ligne de brou de noix sur jambes nues… Mais la femme continue à exister au-delà des travaux harassants, de la peine et de l’ignominie de la guerre. Elégance n’est pas futilité, Elégance est fille de respect de soi et de force de combattre. C’est l’appartenance à un « nous collectif » dans une époque où tout avilise, détruit, efface et divise. Pendant que leurs mari, frères ou fils étaient au combat pour « préserver l’indépendance de nos pays », elles ont fait fi de l’occupant en gardant leur sourire, leurs gestes de femmes alors qu’elles portaient la société civile sur les épaules, le quotidien, la machine à exister en guise de châle.

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Ces quelques phrases ne remettent-elles pas la valeur de chacun en perspective?

Les femmes comme les hommes sont multiples, différents de  taille, de tête et de coeur… alors, ne nous laissons pas « mettre en boîte ». Comme me disait mon Papy quand j’étais petite et que je voulais m’attarder devant la télé, ils sont partis, ils sont partis les personnages de la télévision, ils sont rentrés chez eux.  Alors, je me levais et j’allais jouer.

Il est temps de se relever,debout les filles, debout les femmes, debout les hommes aussi, nous sommes bien plus que ces clichés rétrécis d’âmes médiocres.

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Pin-up dans la vie, à vous toutes mesdames, fini les Bimbo à l’écran!

Les jeux du cirque sont de retour, ne nous laissons pas abuser, profitons d’être, de penser, d’avancer et de créer…avant que tout cela ne nous soit devenu interdit.

Appoline Breynaert, tenait avec ses deux filles en bas âge, Victoire et Emerence ,une taverne dans Bruxelles durant les deux guerres mondiales

Appoline Breynaert, tenait avec ses deux filles en bas âge, Victoire et Emerence ,une taverne dans Bruxelles durant les deux guerres mondiales.

Emerence Châtelain et sa soeur Victoire travailleront dans des boutiques tout en aidant leur mère à tenir son établissement.

Emerence Châtelain et sa soeur Victoire travailleront dans des boutiques tout en aidant leur mère à tenir son établissement.

Marie Lens Hanssens , quittera seule la Belgique pendant la premiere guerre mondiale avec ses deux fils,Joseph et son petit frère âgés de 10 et 6 ans, afin de trouver logement et espace pour ouvrir une chocolaterie.

Marie Lens Hanssens , quittera seule la Belgique pendant la premiere guerre mondiale avec ses deux fils,Joseph et son petit frère âgés de 10 et 6 ans, afin de trouver logement et espace pour ouvrir une chocolaterie.

Renée Quoirin fille des résistants Gaston et Pauline Querton, travaillait comme employée de banque.‏

Renée Quoirin fille des résistants Gaston et Pauline Querton, travaillait comme employée de banque.‏ 

Danaëlle

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